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jeudi 19 janvier 2017

Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?

En se fiant à l’imagination des scénaristes d’Hollywood on jurerait que la généralisation des logiciels et machines intelligents est le pire des périls menaçant la planète. On peut pourtant facilement arguer que les intelligences artificielles soulèvent une problématique bien plus vaste et subtile que se demander si elles représentent un écueil pour notre monde

La sortie de la première saison de “Westworld”, la nouvelle série événement de la chaîne HBO qui avait déjà produit Games of Thrones, a relancé le débat autour de l’intelligence artificielle. Cette série, créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy,  inspirée du film du même nom de 1973, nous plonge dans un parc d’attraction futuriste, recréant l'atmosphère du Far West grâce à des robots extrêmement réalistes. Ces humanoïdes, marchent, parlent, interagissent les uns avec les autres, et sont même capables d’empathie et de sentiments. Ils semblent ainsi plus réels qu’il n’est possible de l’imaginer. Si ce scénario est clairement une fiction, quelles sont les avancées scientifiques dans le domaine de l’intelligence artificielle ? Sommes-nous proches d’atteindre la perfection des machines de Westworld ? Et surtout, faut-il avoir peur de ces progrès ?

Mettons tout de suite les choses au point : non, l’intelligence artificielle ne présente pas un danger pour l’humanité et il faut laisser aux scénaristes de « Terminator » la vision d’un super-ordinateur qui déciderait d’éliminer la race humaine. Ce n’est pas parce que vous parlez avec Siri que vos jours sont comptés. Les technologies d’intelligence artificielle connaissent bel et bien des progrès concrets et elles sont déjà omniprésentes autour de nous mais sans présenter de menaces dans un avenir proche.

On aurait tendance à l’oublier, mais il n’existe pas une « intelligence artificielle » et l’expression désigne avant tout la discipline scientifique, aux questionnements hétéroclites, et non pas une entité unique et polyvalente. En vérité, il s’agit plutôt de logiciels, machines et robots conçus dans des buts - et donc ayant des designs et des habilités - très différents. Apprentissage automatisé, recognition visuelle, reconnaissance de la parole ou traduction automatique forment autant de domaines de recherche bien distincts, plus ou moins avancés. Par exemple, le robot Curiosity, conçu pour récolter et analyser des échantillons du sol martien après reconnaissance visuelle, pèse 900 kilogrammes pour une longueur de 2.7 mètres, tandis que le robot ApriPetit, qui a été imaginé pour aider et communiquer avec les personnes âgées, ne mesure que 16 centimètres de haut. Il existe autant de robots que de tâches à accomplir, et rares sont ceux qui manient la pluridisciplinarité avec virtuosité. Il y a de quoi rassurer les inquiets, le pire que puisse faire une IA de nos jours c’est d’envoyer ce SMS enflammé à votre mère alors qu’il était destiné à votre nouvelle conquête, et nous sommes bien loin de la révolte des machines qui a lieu dans I-Robot.

Malgré tout, la généralisation de l’IA autour de nous peut provoquer un certain malaise. Cela est lié au fait que nous leur préposons une part de nos capacités typiquement humaines. Plus un automate nous ressemble, plus nous ressentons de l’empathie pour lui.
Il existe cependant un degré de ressemblance à partir duquel la perception des détails révélant qu’il ne s’agit pas d’un humain provoquerait un profond trouble. Le robot ne serait plus jugé comme une machine se comportant comme un humain à quelques défauts près, mais comme un humain se comportant de façon étrange. Cette théorie, développée par le roboticien japonais Masahiro Mori, est appelée la théorie de la vallée dérangeante.
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Le scientifique utilise le terme de “vallée” car selon lui il ne s’agirait que d’un cap à passer. Une fois la ressemblance proche de la perfection, les humains seraient beaucoup plus à l’aise avec l’aspect mimétique d’une machine. Ainsi, les logiciels et robots créés aujourd’hui sont encore bien loin de cette “vallée dérangeante”, mais considérant les avancées faites en recherche, notamment dans le domaine des machines moléculaires ou des calculateurs quantiques, on peut facilement imaginer qu’ils atteindront très rapidement ce stade.


Cependant, l’étude menée l’université de Stanford « ARTIFICIAL INTELLIGENCE AND LIFE IN 2030 » récapitulant plus de cent ans de recherche en intelligence artificielle donne une conclusion claire : il n’y a pas lieu de s’inquiéter dans l’avenir immédiat. Finalement, la crainte que peuvent susciter les IA tient (presque exclusivement) à leur niveau d’autonomie. La question n’est plus de décider si nous acceptons d’être entourés de machines et de logiciels intelligents et autonomes, mais de déterminer jusqu’à quel point nous souhaitons qu’ils le soient. C’est pourquoi le panel de chercheurs précise également qu’il faudra veiller à ce que le but de l’intelligence artificielle reste celui de créer de la valeur pour nos sociétés. Il faudra pour cela, selon eux, améliorer l’expertise des gouvernants, ne pas freiner la transparence et surtout financer des études d’impact afin d'adapter dès aujourd'hui nos politiques publiques à cette révolution en marche, estiment les experts de Stanford. 

Loïcia Bluteau

Sources :

Samsung Galaxy Note 7 has been “retired”

Samsung has been feeling unwell after its promising XXL Galaxy Note 7 turned out to be an unprecedented failure for the brand.

On the 11th of October, Samsung’s share price fell by 7.02% and $5bn went up in smoke, causing one of the largest drops in the company’s history.

On Oct 9th, Samsung stopped exchanging recalled devices due to reports of replacement phones catching fire. One day later, Samsung announced the permanent cessation of production of its Galaxy Note 7. The US Consumer Product Safety Commission (CPSC) had specified that 92 incidents have been reported in the country thus far, of which 26 related to explosions that caused burns. Since early September, sales of the Galaxy Note 7 have been suspended because of several cases of battery explosions reported throughout the world. The CPSC recalled one million devices, urged American owners to turn off their phones and stop using them and proposed two options: either have the phone replaced or get a full refund.

It had seemed that faulty manufacturing of the lithium-ion battery was to blame. However, according to independent engineers, the explosions of Samsung's smartphone are not due to the battery itself, but to a design fault. In short, Samsung was taking a risk attempting to shrink the battery size in order to produce a smartphone as thin as possible, and this proved to be beyond the technical limits of today.

Analysts have estimated the recall could have a lasting impact on the $211 billion company’s brand image. To win back the lost ground, Samsung will have a lot to do.

Weiming Bai

Devons-nous couvrir nos webcams ?



La confidentialité inquiète de plus en plus les utilisateurs de gadgets informatiques
https://abrilveja.files.wordpress.com/2016/11/screen-shot-2016-11-15-at-20-57-50.png?w=680&h=453&crop=1Il est difficile de regarder le premier épisode (saison 3) de la série américaine « Black Mirror » ou bien le film « Snowden » (sorti aux cinémas le 15 septembre) et de ne pas se demander : nos vies privées sont-elles vraiment bien protégées dans le contexte de l’informatique ? Apparemment Mark Zuckerberg, fondateur du Facebook, n’est pas tout à fait de cet avis.
Lors d’une publication pour la promotion du réseau social « Instagram » sur son compte Facebook, on a pu lire de petites remarques sur son opinion à ce sujet. Son ordinateur présentait des « mesures extra » pour la sécurité, sous la forme de deux petits scotchs sur la webcam et sur le microphone, comme une dernière barrière contre l’espionnage des hackers. Est-il trop paranoïaque ? Est-ce que même le roi des réseaux sociaux ne peut pas être protégé de ces individus malintentionnés ?  
https://abrilveja.files.wordpress.com/2016/11/zuckerberg.jpeg?quality=70&strip=all&w=432En effet, il n’y a pas que les hackeurs qui agissent, mais aussi de grandes marques comme Google et Samsung! Tout est décrit dans les termes de service, ces textes que l’on est contraint d’accepter sans que personne ne les lise. Officiellement, les données sont récoltées pour l’amélioration des produits de ces marques, par exemple la reconnaissance faciale et vocale, ou les historiques de recherche pour pouvoir suggérer des produits qui s’approchent du goût des gens. Mais officieusement… ?
Le cauchemar n’est pas fini, comme nous l’a révélé Edward Snowden dans un grand scandale en 2013 et plus récemment dans son film. Des agences gouvernementales comme la NSA (l’agence nationale de sécurité américaine) aux USA font de la surveillance, parfois illégale, de leurs propres citoyens. Le propre directeur du FBI, James Comey, a déclaré utiliser la « méthode Zuckerberg » : « J’utilise le scotch puisque j’ai vu des gens plus intelligents que moi qui l’utilisent ».
De grandes entreprises comme Apple, Google ou bien Facebook sont obligés de demander aux utilisateurs l’autorisation pour l’usage de leurs informations, toutefois le problème demeure avec les malwares et programmes malintentionnés. Le mode opératoire pour accéder à une webcam sur un autre ordinateur peut être facilement trouvé dans Google et, dans une récente polémique, ont été démarqués des sites clandestins russes qui partageaient des images en direct de caméras partout dans le monde. Finalement, un simple scotch semble être une bonne mesure pour éviter ce qui peut enchaîner des grands problèmes.
Par Pedro Castanheira & Jorge Arpa Garzarán


Sources :


vendredi 23 décembre 2016

Un super tuyau pour l’eau potable

Rosanna Maniglio & Victor Lafont


Depuis 2010, ingénieurs, architectes et scientifiques du monde entier rivalisent d’ingéniosité lors du Land Art Generator Initiative. Cette année, un projet plein d’avenir a particulièrement retenu l’attention du jury.

Le concours biennal Land Art Generator Initiative met en avant des solutions originales pour améliorer les conditions de vie des hommes et consommer moins d’énergie, tout en promouvant l’art. Lors de la finale de l’édition 2016, c’est l’étonnant projet du cabinet d’ingénieurs canadien Khalili Engineers, une infrastructure cylindrique de 200 mètres de long et de 50 mètres de haut flottant sur l’océan, qui a attiré tous les regards. « The Pipe », comme ses concepteurs aiment l’appeler, est une usine de désalinisation d’eau de mer. Sa toiture entièrement recouverte de panneaux solaires lui permet d’être autonome en énergie, tout en lui apportant un design étincelant.


Les 10.000 mégawatts-heure d’électricité par an produits par les panneaux solaires permettront de faire fonctionner des pompes qui aspireront l’eau de mer. Une fois pompée, l’eau de mer sera filtrée puis dessalée suivant un processus inédit dit de « filtration électromagnétique ». Cette toute nouvelle technologie utilisera un champ électromagnétique pour séparer le sel et les impuretés contenus dans l’eau de mer. Cette méthode sera moins coûteuse, moins polluante et deux fois moins gourmande en énergie que la technologie jusqu’alors utilisée pour désaliniser l’eau de mer, l’osmose inverse.

Avec ce nouveau procédé rapide et efficace, Khalili Engineers affirme que « The Pipe » pourra produire 4,5 milliards de litres d'eau potable par an. Cette eau sera injectée dans des conduites qui pourront alimenter directement une ville. Le cabinet d’ingénieurs prévoit d’installer sa première usine flottante sur les côtes californiennes, près de la ville de Santa Monica. En effet, l’implantation d’une telle infrastructure pourrait s’avérer indispensable dans une région où la pluie manque cruellement.

The Pipe” imaginé sur les côtes de Santa Monica
Quand on sait que l’eau douce ne représente que 2,6%  des réserves totales d’eau de la planète et qu’avec le réchauffement climatique les périodes de sécheresse se font de plus en plus fréquentes et longues dans certains pays, on voit tout l’intérêt d’une telle usine de désalinisation d’eau de mer.

Le petit plus : Les concepteurs envisagent d’ouvrir au public un bassin aux vertus thermales situé à l’intérieur de la structure. Ce bassin sera alimenté par de l’eau salée à 12% (soit 4 fois plus que l’eau de mer) produite en parallèle de l’eau potable.

Sources :





La bataille de l'électrique chinois : Renault-Nissan uni

Lotfi Nafi



Depuis plusieurs années, la transformation du marché de l'automobile s'accélère. Tous les grands groupes sont désormais lancés dans la course à l'électrification de leurs modèles. Et en tête de liste, on retrouve l'alliance franco-nippone Renault-Nissan, précurseur du mouvement en Europe. Et la coentreprise espère le rester, en misant notamment sur une nouvelle gamme ZE Entry (véhicule Zero-émissions lowcost).


En Europe, c'est lors du dernier Mondial de l'automobile à Paris porte de Versailles que les grands constructeurs allemands ont présenté leurs intentions concernant l'électrique automobile. Mercedes a notamment présenté EQ, une nouvelle gamme électrique de véhicules. Suivi par Volkswagen nourri l'ambition non dissimulée de devenir leader mondial de l'électrique d'ici 2025 et compte sur le lancement imminent de 30 modèles. En outre, BMW prévoit d'écouler pas moins d'une centaine de milliers de voitures hybrides. Toutes ces déclarations trahissent en réalité la difficulté que rencontrent ces grandes firmes vis-à-vis de ce nouveau marché. Quant à Renault-Nissan sur le marché de l'électrique, l'entreprise est certes en croissance mais modeste.

Cependant, la firme franco-japonaise mise sur une nouvelle plate-forme (structure de base d'un véhicule, comportant essentiellement le châssis). L'objectif est de faire convergence de la Leaf de Nissan et de la Zoé de Renault. Pour l'instant, la Zoé domine le marché des ZE et la Leaf domine le classement mondial des ventes de sa catégorie. La création du prochain véhicule s'appuiera sur cette nouvelle plate-forme dédiée à l'étrique alors que jusque-là, les véhicules de Renault et Nissan étaient équipés de plates-formes dérivées du thermique. Ce projet a pour objectif de permettre à la collaboration franco-japonaise de s'attaquer au marché chinois en imaginant le prochain véhicule électrique low cost. Toutefois les autorités gouvernementales limitent leurs libertés en imposant par exemple au constructeur l'utilisation de batteries chinoise.
Cette opération low-cost, on vise ici un prix inférieur à 8000$ pour un véhicule équipé, permettrait à Renault-Nissan de rester novateur et d'évoluer sur le marché de l'électrique. En effet, la Chine projette d'équiper son parc automobile de 3 millions de véhicules rechargeables d'ici à 2025. Cette annonce a poussé les constructeurs allemands, bien implanté au sein de la République populaire, à accélérer le mouvement.

L'offensive des deux associés Renault-Nissan, allié au chinois Dongfeng et l'arrivée de Mistsubichi au sein de l'Alliance permettront-elles à ces entreprises de tirer leur épingle du jeu? Les firmes allemandes sont encore rétissantes à abandonner le traditionnel diesel qui a fait leur réputation. L'enjeu chinois est essentiel pour toutes ces firmes "sino-dépendantes". Cette prochaine décennie pourrait marquer un tournant dans l'histoire de l'automobile, qui fête cette année son 130ème anniversaire

Sources :

vendredi 16 décembre 2016

A high-flying invention

A high-flying invention

Loïc Fontaine
Edouard Graviere 


Man has been able to travel by air since the Wright brothers first flew their handmade plane back in 1903. But the dream of the birdman, epitomized by the ancient myth of Icarus, is still appealing.

The wingsuit, which appeared in the late 1990’s, was the first device allowing man to fly without an aircraft. Thanks to a surface area of heavy nylon fabric between the legs and under the arms, human beings can glide through the air like flying squirrels. A new extreme sport called “wingsuiting” became famous through numerous videos of reckless individuals jumping out of planes, then sailing over mountains for a dozen long minutes before finally opening their parachutes.

Now, former Swiss fighter pilot Yves Rossi - a.k.a. Jetman -  has invented the JetPack, bringing the dream of Icarus closer than ever. Wearing the 2.4-meter-long wing equipped with 4 jet engines, Rossi has demonstrated that he can fly at speeds up to 300 km per hour and land safely using a parachute. In November 2016 he even performed an aerial choreography with 2 other Jetmen and the Patrouille de France, France’s precision military aerobatics squadron.

Yves Rossi and the Patrouille de France


But with the JetPack, flying like a bird does means carrying 120 pounds on your back. Moreover, potential “Jetmen” require extensive training to learn to control it safely.  However, in a 2015 interview Rossi revealed that he was working on a lighter pack, and hoped that future technology would allow anyone to use his invention -- even his grandmother !

His project has already attracted financing from sponsors such as XDubaï, specialized in extreme-sport videos, which could help the large-scale development of the JetPack, and enthrone a new way to fly.