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mardi 16 janvier 2018

La tête dans les étoiles, Elon Musk veut poser le pied sur Mars



La tête dans les étoiles, Elon Musk veut poser le pied sur Mars

"L'avenir sera beaucoup plus passionnant et intéressant si nous devenons une espèce spatiale [...] Il s'agit de croire en l'avenir et de penser que l'avenir sera meilleur que le passé."
Voici les premiers mots d’Elon Musk, le PDG de SpaceX, lors de la conférence du 29 septembre 2017 au Congrès International d'Astronautique (IAC). Il a notamment pu présenter en détail l’un de ses derniers projets en date : donner à l’espèce humaine une dimension multi-planétaire. Selon Musk les hommes fouleront le sol inhospitalier de Mars d’ici sept ans.

Comment compte-t-il s’y prendre ? Pour réaliser ce projet titanesque, Musk centre son projet sur une énorme fusée : la BFR (Big Fucking Rocket). Elle permettra d’amener plus de cent hommes sur Mars. Mais avant cela, du matériel et des machines robotisées seront envoyées pour préparer le terrain.

La BFR

Se pose alors la question du financement. Pour ce projet faramineux, le PDG de SpaceX compte mettre la BFR au service de divers organismes internationaux, comme par exemple l’ISS (International Space Station). Il déclare en effet : “Nous pensons que nous pouvons faire ce projet avec les revenus dégagés par le lancement de satellites et les services proposés pour la station spatiale”. La BFR pourrait aussi permettre d’autres missions dans l’espace, comme la mise en place d’une base lunaire. A ce sujet, le visionnaire s’est même exclamé : “Nous sommes en 2017. Nous devrions déjà avoir une base lunaire !”.

Pour toujours plus d’économies, "nous pouvons construire un système qui cannibalise nos propres produits, qui rend nos produits redondants, ainsi toutes les ressources que nous utilisons pour Falcon Heavy et Dragon peuvent être réutilisées par un autre système", a-t-il déclaré lors de la conférence. Le coût de la BFR ne devrait donc pas être très élevé, puisque celle-ci réutiliserait des composants d’autres fusées de SpaceX déjà lancées par le passé.

Pour nous rassurer sur les capacités de SpaceX à mener à bien ce projet, Musk a diffusé les résultats très concluants d’un test de pression de son grand réservoir de carburant cryo construit en fibre de carbone (le metal fuel tank sur l’image). SpaceX a également dévoilé les tests des moteurs de fusées, notant que le plus long test de combustion continue pour le moteur de la BFR, le Raptor, est de 100 secondes, alors que seules 40 secondes suffiraient pour un atterrissage sur Mars.

Elon Musk ne tarit pas d’idées et démontre que son projet est viable et qu’il s’autofinance. Mais Musk, conforme à lui-même, est très optimiste quant aux délais fixés. En effet, initialement, le but est de faire atterrir au moins deux missions de fret sur Mars d'ici 2022. La finalité de ces missions sera de confirmer l’existence, et surtout l’accessibilité, de l’eau ainsi que de mettre en place des systèmes d'alimentation en énergie, d'exploitation minière et de survie pour soutenir les missions futures. L'entreprise commencera à construire la première fusée BFR avant septembre 2018. Musk qualifie ces objectifs d’“ambitieux”, et il faut avouer que l’idée de fouler le sol de Mars d’ici sept ans semble irréaliste étant donné qu’il est actuellement impossible de lancer une fusée moitié moins grande que la BFR !

Il faut tout de même comprendre que l'ambition de l'entrepreneur est “simplement” d’amener l’Humanité sur Mars. Cela signifie que SpaceX concevra et construira des systèmes pour créer du carburant à partir des ressources martiennes, un travail qui, selon Musk, est « assez long ». La prise en charge de l’habitation sur la planète rouge sera gérée par d’autres projets avec lesquels SpaceX travaille, comme Mars One.

Elon Musk détaillera les avancées de SpaceX dans diverses conférences dans les prochains mois. Il sera alors possible de mieux appréhender la véritable chronologie du projet ainsi que sa faisabilité réelle.


Laurène Tavella




Sources :







jeudi 19 janvier 2017

Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?

En se fiant à l’imagination des scénaristes d’Hollywood on jurerait que la généralisation des logiciels et machines intelligents est le pire des périls menaçant la planète. On peut pourtant facilement arguer que les intelligences artificielles soulèvent une problématique bien plus vaste et subtile que se demander si elles représentent un écueil pour notre monde

La sortie de la première saison de “Westworld”, la nouvelle série événement de la chaîne HBO qui avait déjà produit Games of Thrones, a relancé le débat autour de l’intelligence artificielle. Cette série, créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy,  inspirée du film du même nom de 1973, nous plonge dans un parc d’attraction futuriste, recréant l'atmosphère du Far West grâce à des robots extrêmement réalistes. Ces humanoïdes, marchent, parlent, interagissent les uns avec les autres, et sont même capables d’empathie et de sentiments. Ils semblent ainsi plus réels qu’il n’est possible de l’imaginer. Si ce scénario est clairement une fiction, quelles sont les avancées scientifiques dans le domaine de l’intelligence artificielle ? Sommes-nous proches d’atteindre la perfection des machines de Westworld ? Et surtout, faut-il avoir peur de ces progrès ?

Mettons tout de suite les choses au point : non, l’intelligence artificielle ne présente pas un danger pour l’humanité et il faut laisser aux scénaristes de « Terminator » la vision d’un super-ordinateur qui déciderait d’éliminer la race humaine. Ce n’est pas parce que vous parlez avec Siri que vos jours sont comptés. Les technologies d’intelligence artificielle connaissent bel et bien des progrès concrets et elles sont déjà omniprésentes autour de nous mais sans présenter de menaces dans un avenir proche.

On aurait tendance à l’oublier, mais il n’existe pas une « intelligence artificielle » et l’expression désigne avant tout la discipline scientifique, aux questionnements hétéroclites, et non pas une entité unique et polyvalente. En vérité, il s’agit plutôt de logiciels, machines et robots conçus dans des buts - et donc ayant des designs et des habilités - très différents. Apprentissage automatisé, recognition visuelle, reconnaissance de la parole ou traduction automatique forment autant de domaines de recherche bien distincts, plus ou moins avancés. Par exemple, le robot Curiosity, conçu pour récolter et analyser des échantillons du sol martien après reconnaissance visuelle, pèse 900 kilogrammes pour une longueur de 2.7 mètres, tandis que le robot ApriPetit, qui a été imaginé pour aider et communiquer avec les personnes âgées, ne mesure que 16 centimètres de haut. Il existe autant de robots que de tâches à accomplir, et rares sont ceux qui manient la pluridisciplinarité avec virtuosité. Il y a de quoi rassurer les inquiets, le pire que puisse faire une IA de nos jours c’est d’envoyer ce SMS enflammé à votre mère alors qu’il était destiné à votre nouvelle conquête, et nous sommes bien loin de la révolte des machines qui a lieu dans I-Robot.

Malgré tout, la généralisation de l’IA autour de nous peut provoquer un certain malaise. Cela est lié au fait que nous leur préposons une part de nos capacités typiquement humaines. Plus un automate nous ressemble, plus nous ressentons de l’empathie pour lui.
Il existe cependant un degré de ressemblance à partir duquel la perception des détails révélant qu’il ne s’agit pas d’un humain provoquerait un profond trouble. Le robot ne serait plus jugé comme une machine se comportant comme un humain à quelques défauts près, mais comme un humain se comportant de façon étrange. Cette théorie, développée par le roboticien japonais Masahiro Mori, est appelée la théorie de la vallée dérangeante.
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Le scientifique utilise le terme de “vallée” car selon lui il ne s’agirait que d’un cap à passer. Une fois la ressemblance proche de la perfection, les humains seraient beaucoup plus à l’aise avec l’aspect mimétique d’une machine. Ainsi, les logiciels et robots créés aujourd’hui sont encore bien loin de cette “vallée dérangeante”, mais considérant les avancées faites en recherche, notamment dans le domaine des machines moléculaires ou des calculateurs quantiques, on peut facilement imaginer qu’ils atteindront très rapidement ce stade.


Cependant, l’étude menée l’université de Stanford « ARTIFICIAL INTELLIGENCE AND LIFE IN 2030 » récapitulant plus de cent ans de recherche en intelligence artificielle donne une conclusion claire : il n’y a pas lieu de s’inquiéter dans l’avenir immédiat. Finalement, la crainte que peuvent susciter les IA tient (presque exclusivement) à leur niveau d’autonomie. La question n’est plus de décider si nous acceptons d’être entourés de machines et de logiciels intelligents et autonomes, mais de déterminer jusqu’à quel point nous souhaitons qu’ils le soient. C’est pourquoi le panel de chercheurs précise également qu’il faudra veiller à ce que le but de l’intelligence artificielle reste celui de créer de la valeur pour nos sociétés. Il faudra pour cela, selon eux, améliorer l’expertise des gouvernants, ne pas freiner la transparence et surtout financer des études d’impact afin d'adapter dès aujourd'hui nos politiques publiques à cette révolution en marche, estiment les experts de Stanford. 

Loïcia Bluteau

Sources :

vendredi 23 décembre 2016

Un super tuyau pour l’eau potable

Rosanna Maniglio & Victor Lafont


Depuis 2010, ingénieurs, architectes et scientifiques du monde entier rivalisent d’ingéniosité lors du Land Art Generator Initiative. Cette année, un projet plein d’avenir a particulièrement retenu l’attention du jury.

Le concours biennal Land Art Generator Initiative met en avant des solutions originales pour améliorer les conditions de vie des hommes et consommer moins d’énergie, tout en promouvant l’art. Lors de la finale de l’édition 2016, c’est l’étonnant projet du cabinet d’ingénieurs canadien Khalili Engineers, une infrastructure cylindrique de 200 mètres de long et de 50 mètres de haut flottant sur l’océan, qui a attiré tous les regards. « The Pipe », comme ses concepteurs aiment l’appeler, est une usine de désalinisation d’eau de mer. Sa toiture entièrement recouverte de panneaux solaires lui permet d’être autonome en énergie, tout en lui apportant un design étincelant.


Les 10.000 mégawatts-heure d’électricité par an produits par les panneaux solaires permettront de faire fonctionner des pompes qui aspireront l’eau de mer. Une fois pompée, l’eau de mer sera filtrée puis dessalée suivant un processus inédit dit de « filtration électromagnétique ». Cette toute nouvelle technologie utilisera un champ électromagnétique pour séparer le sel et les impuretés contenus dans l’eau de mer. Cette méthode sera moins coûteuse, moins polluante et deux fois moins gourmande en énergie que la technologie jusqu’alors utilisée pour désaliniser l’eau de mer, l’osmose inverse.

Avec ce nouveau procédé rapide et efficace, Khalili Engineers affirme que « The Pipe » pourra produire 4,5 milliards de litres d'eau potable par an. Cette eau sera injectée dans des conduites qui pourront alimenter directement une ville. Le cabinet d’ingénieurs prévoit d’installer sa première usine flottante sur les côtes californiennes, près de la ville de Santa Monica. En effet, l’implantation d’une telle infrastructure pourrait s’avérer indispensable dans une région où la pluie manque cruellement.

The Pipe” imaginé sur les côtes de Santa Monica
Quand on sait que l’eau douce ne représente que 2,6%  des réserves totales d’eau de la planète et qu’avec le réchauffement climatique les périodes de sécheresse se font de plus en plus fréquentes et longues dans certains pays, on voit tout l’intérêt d’une telle usine de désalinisation d’eau de mer.

Le petit plus : Les concepteurs envisagent d’ouvrir au public un bassin aux vertus thermales situé à l’intérieur de la structure. Ce bassin sera alimenté par de l’eau salée à 12% (soit 4 fois plus que l’eau de mer) produite en parallèle de l’eau potable.

Sources :





La bataille de l'électrique chinois : Renault-Nissan uni

Lotfi Nafi



Depuis plusieurs années, la transformation du marché de l'automobile s'accélère. Tous les grands groupes sont désormais lancés dans la course à l'électrification de leurs modèles. Et en tête de liste, on retrouve l'alliance franco-nippone Renault-Nissan, précurseur du mouvement en Europe. Et la coentreprise espère le rester, en misant notamment sur une nouvelle gamme ZE Entry (véhicule Zero-émissions lowcost).


En Europe, c'est lors du dernier Mondial de l'automobile à Paris porte de Versailles que les grands constructeurs allemands ont présenté leurs intentions concernant l'électrique automobile. Mercedes a notamment présenté EQ, une nouvelle gamme électrique de véhicules. Suivi par Volkswagen nourri l'ambition non dissimulée de devenir leader mondial de l'électrique d'ici 2025 et compte sur le lancement imminent de 30 modèles. En outre, BMW prévoit d'écouler pas moins d'une centaine de milliers de voitures hybrides. Toutes ces déclarations trahissent en réalité la difficulté que rencontrent ces grandes firmes vis-à-vis de ce nouveau marché. Quant à Renault-Nissan sur le marché de l'électrique, l'entreprise est certes en croissance mais modeste.

Cependant, la firme franco-japonaise mise sur une nouvelle plate-forme (structure de base d'un véhicule, comportant essentiellement le châssis). L'objectif est de faire convergence de la Leaf de Nissan et de la Zoé de Renault. Pour l'instant, la Zoé domine le marché des ZE et la Leaf domine le classement mondial des ventes de sa catégorie. La création du prochain véhicule s'appuiera sur cette nouvelle plate-forme dédiée à l'étrique alors que jusque-là, les véhicules de Renault et Nissan étaient équipés de plates-formes dérivées du thermique. Ce projet a pour objectif de permettre à la collaboration franco-japonaise de s'attaquer au marché chinois en imaginant le prochain véhicule électrique low cost. Toutefois les autorités gouvernementales limitent leurs libertés en imposant par exemple au constructeur l'utilisation de batteries chinoise.
Cette opération low-cost, on vise ici un prix inférieur à 8000$ pour un véhicule équipé, permettrait à Renault-Nissan de rester novateur et d'évoluer sur le marché de l'électrique. En effet, la Chine projette d'équiper son parc automobile de 3 millions de véhicules rechargeables d'ici à 2025. Cette annonce a poussé les constructeurs allemands, bien implanté au sein de la République populaire, à accélérer le mouvement.

L'offensive des deux associés Renault-Nissan, allié au chinois Dongfeng et l'arrivée de Mistsubichi au sein de l'Alliance permettront-elles à ces entreprises de tirer leur épingle du jeu? Les firmes allemandes sont encore rétissantes à abandonner le traditionnel diesel qui a fait leur réputation. L'enjeu chinois est essentiel pour toutes ces firmes "sino-dépendantes". Cette prochaine décennie pourrait marquer un tournant dans l'histoire de l'automobile, qui fête cette année son 130ème anniversaire

Sources :

vendredi 16 décembre 2016

Ili : le petit appareil qui promet de briser les barrières linguistiques

Lotfi Nafi



       L’année 2017 pourrait bien être l’année où l’on surmontera les premières barrières de la langue. Et c’est l’entreprise japonaise Logbar qui semble être à la pointe dans le domaine. En effet, lors du dernier CES 2016 ( Consumer Electronics Show 2016 ) la firme nippone a présenté son prototype : Ili. Ili est le premier traducteur instantané, vocal et portable. L’efficacité d’Ili lui a permis de se démarquer lors de ce CES et le produit semble très prometteur.

Le produit est principalement dédié aux voyageurs et touristes. C’est un petit appareil qui se porte comme un pendentif, et qui par simple pression sur un bouton, enregistre votre voix, traduis dans la langue souhaitée puis parle grâce à un système de haut-parleur. La firme souhaiterait établir des partenariats avec des hôtels ou des agences de voyages japonaises. La première version du produit permet de naviguer entre japonais, anglais et chinois. Mais la firme a déjà annoncé la venue du français, thaïlandais, coréen, espagnol, italien et l’arabe lors des prochaines mises à jour.

Les promesses d’un tel produit sont nombreuses. Ili pourrait permettre de favoriser grandement les échanges touristiques en limitant l’impact de la barrière de la langue. La firme prétend en finir avec les lacunes linguistiques de ses utilisateurs. De plus, le produit ne nécessite pas de connexion internet afin de fonctionner. L’ensemble de ses données d’utilisations est stockés ce qui l’avantage d’un point de vue de son efficacité et de son autonomie. Cependant, il est évident que le produit ne permet pas encore de mener des conversations trop complexes sur un sujet trop pointu.

Grand vainqueur du prix de l’innovation lors du CES 2016, Ili paraît être un gadget indispensable à tous les voyageurs dans les années à venir. L’entreprise lance le service de prêt dans des principaux aéroports japonais dès le printemps prochain. Quant au prix, il est estimé pour l’instant, à 300$. Le filon ainsi créé n’est pas ignoré par les géants de l’électronique japonaise puisque Panasonic, 3 mois avant le début du CES 2016, a dévoilé le premier mégaphone traducteur instantanée. Sa mise en service au sein de l’aéroport de Narita, en banlieue de Tokyo, a rencontré un grand succès.


Sources :







vendredi 8 janvier 2016

Un tatouage pour sauver des vies ?

Fitbit, Apple Watch, Gear Fit de Samsung… Le tout connecté est en plein essor et de plus en plus d’applications sur la santé sont disponibles. De son coté, la technologie devient toujours plus flexible et miniaturisée. Au point de se faire tatouer pour resté connecté ? C’est le pari que se sont lancé plusieurs équipes de recherche du monde entier, avec comme objectif principal de pouvoir transformer ce support initialement artistique en une pépinière d’informations.

Le domaine médical est le secteur moteur de ces recherches. Ces nouveaux matériaux électroniques flexibles et ultrafins sont capable de révolutionner à la fois le suivi de la santé d’un patient, mais aussi la qualité de vie de celui-ci. Il est en effet déjà possible d’obtenir les constantes vitales d’un patient à distance grâce à un dispositif épidermique s’apposant sur le pied. Et les recherches ne s’arrêtent pas là : du capteur du taux de glaucomes par lentille, aux implants internes permettant de soulager la douleur et se dissolvant au bout d’un certain temps, comme un tatouage temporaire donc. En définitive, les possibilités sont immenses. Mais plus que suivre ou guérir, les scientifiques se sont lancés dans une bataille bien plus importante, celle de prévenir, d’anticiper, et de pouvoir alerter s’il y a un risque. Des résultats positifs ont été obtenus sur le suivi de la maladie de Parkinson, afin d’adapter la dose médicamenteuse à l’avancée de la maladie



Un exemple de tatouage intelligent.
Enfin, les études sur les différents supports sont en cours et vont encore augmenter les possibilités : du capteur sur la lentille oculaire capable de donner des informations sur la pression artérielle, au tatouage capable d’être réabsorbé par le corps. Sans danger pour la santé, ces procédés semblent être les principales armes pour révolutionner la détection et la guérison de certaines maladies, avec par exemple la possibilité de se faire “tatouer” son médicament dans son corps après une opération. De cette manière, le tatouage va distribuer le médicament au corps tout en se résorbant, permettant une meilleure récupération.

Que ce soit de façon temporaire pour un suivi adapté, ou pour suivre à l’échelle d’une vie les constantes vitales d’une personnes, les tatouages intelligents semblent représenter une nouvelle façon de pratiquer une médecine plus facile, plus rapide, et moins contraignante pour les patients et le personnel médical. De quoi annoncer l’apparition de salons de tatouages dans les hôpitaux ?

Titouan Garnerin et Martin Hedon


Sources :
http://cnnespanol.cnn.com/2013/04/03/crean-tatuajes-inteligentes-que-controlan-tu-salud-y-se-borran/
http://www.xataka.com/medicina-y-salud/tatuajes-y-microimplantes-inteligentes-para-controlar-tu-salud http://tecnologia.elpais.com/tecnologia/2015/12/03/actualidad/1449146316_847771.html

Mars : une exploration sans limites ?

Le robot Curiosity en phase de test dans un laboratoire de la Nasa
     La planète Mars continue d’intriguer. Le film « Seul sur Mars », inspiré de l’oeuvre du romancier américain Andy Weir, pose à nouveau la question de la possibilité de la vie sur cette planète. Cependant, en tentant de découvrir la présence de bactéries sur Mars, on pourrait bien contaminer la planète rouge. Le jeu en vaut-il alors vraiment la chandelle? 
Début septembre 2015, des photos prises par le robot Curiosity ont révélé la présence de coulées sombres sur Mars qui contiendraient de la saumure ainsi que...de l’eau liquide!

     Si cette découverte est très encourageante d’un point de vue scientifique, elle doit maintenant être confirmée. Seulement, Curiosity ne peut pas se rendre à l’endroit où l’eau a été découverte. En effet, des règles internationales ont été établies concernant l’exploration de l’espace. Un traité international datant de 1967 réglemente l’accès à l’espace pour éviter qu’il ne devienne un lieu de conquête nucléaire. Par ailleurs, une loi du comité de recherche spatiale international, le Cospar, interdit depuis 2002 l’accès à cette partie de la planète Mars en raison d’une possible contamination. En effet, l’humidité et la température de ces zones pourraient permettre le développement de bactéries terrestres. Il serait alors très difficile de distinguer les bactéries introduites par les explorateurs de celles qui étaient déjà présentes.

     En outre, malgré les nombreuses précautions prises lors de la conception du robot Curiosity pour le stériliser, il semblerait que des bactéries terrestres aient survécu à ce gigantesque voyage spatial. Des études menées en 2014 par un laboratoire de la NASA ont en effet révélé que certaines bactéries pouvaient survivre dans des conditions similaires à celles que l’on trouve dans l’espace et ce pendant plusieurs mois. Les discussions sont aujourd’hui animées entre ceux qui ne veulent pas prendre le risque de contaminer la planète Mars, et ceux pour qui la découverte potentielle justifie largement cette éventuelle menace. Pour le moment, Curiosity n’a pas obtenu l’autorisation de s’approcher de la zone concernée. Le directeur du programme Mars de la NASA, Richard Zurek, s’oppose également à cette idée :

“Nos astromobiles actuelles n’ont pas été stérilisées au degré nécessaire pour aller à un endroit où de l’eau liquide peut être présente.”

Il va donc falloir patienter encore un peu avant de savoir si oui ou non la vie sur Mars est possible. D’ici 2030, des astronautes de la NASA devraient pour la première fois fouler le sol de cette intrigante planète.

Dans l’hypothèse où des bactéries seraient retrouvées sur la planète rouge, toute la question serait alors de savoir s’il s’agit d’une découverte de vie martienne ou du simple reflet de notre vie terrestre…

Coline Hagen et Marie Daden

Sources:
http://www.elmundo.es/ciencia/2015/10/01/560c578646163f52158b4599.html    http://getlumos.com/2015/10/04/robot-curiosity-no-puede-recoger-muestras-potenciales-de-vida-en-marte/
http://www.huffingtonpost.es/2014/05/20/curiosity-bacterias-marte_n_5355913.html
http://www.batanga.com/curiosidades/3756/curiosity-el-rober-explorador-llegara-a-marte-en-agosto

lundi 14 décembre 2015

NOOR : le plus grand parc solaire au monde voit le jour au Maroc


 

La première centrale thermo‐solaire du Maroc sur une surface de 30 km2 près de Ouarzazate.


Vous avez surement entendu parler de la ville de Ouarzazate au Maroc. C’est l’endroit du Sahara où ont été filmées des scènes de « Gladiator », « The Living Daylights » ou de la série « Game Of Thrones ». Surnommée « La Porte du Désert », la ville est sur le point d’accueillir la plus grande centrale solaire au monde dont le budget a été évalué à près de 2 milliards d’euros. Après le plus grand parc éolien d’Afrique inauguré fin 2014 à la ville de Tarfaya, le Maroc poursuit son plan ambitieux pour le développement des énergies renouvelables. 

Selon la Banque mondiale, l’usine fournira de l’énergie à 1,1 millions de marocains d’ici 2018. Ce parc de Ouarzazate, toujours en cours de construction, occupe une zone de 30 kilomètres carrés au bord du désert du Sahara. Il jouira d ‘une capacité de 560 mégawatts et augmentera sa production solaire à 2000 mégawatts à partir de 2020. 

« Le Maroc est au premier plan des politiques respectueuses du climat dans la région » affirme Inger Andersen, la vice-­‐présidente régionale de la filière Moyen Orient et Afrique du Nord de la Banque Mondiale. « Le pays est bien positionné pour bénéficier de ses ressources naturelles à un moment où d’autres puissances régionales commencent à réfléchir plus sérieusement à leurs propres programmes d’énergies renouvelables » ajoute-­‐t-­‐elle.


De l’énergie même la nuit 



Le complexe, nommé Noor, est basé sur une technologie dite énergie solaire à concentration, qui est plus coûteuse à installer que les panneaux photovoltaïques largement utilisés. En effet, ce procédé permet de stocker de l’énergie de façon permanente et assure son exploitation même pendant les nuits    et les jours nuageux. Il utilise des miroirs pour concentrer la lumière du soleil et chauffer un liquide qui, mélangé à l’eau, atteint une température de 400 degrés Celsius. Ceci produit de la vapeur qui entraîne à son tour une turbine qui produit de l’électricité.

On espère que le projet, dont la construction a été officiellement lancée par le roi Mohammed VI en 2013, permettra de réduire les émissions de carbone de 700.000 tonnes par an ainsi de générer un surplus d’énergie destiné à l’exportation. 

Pour l’instant, le Maroc dépend encore fortement des importations de combustibles fossiles qui fournissent plus de 97% de son énergie, ce qui rend le pays vulnérable aux fluctuations de prix. 



Chaïmae AMMOR 


Sources :
http://edition.cnn.com/2015/11/03/africa/noor-­‐ouarzazate-­‐solar-­‐complex-­‐morocco/
http://www.banquemondiale.org/projects/P131256?lang=fr
http://www.theguardian.com/environment/2015/oct/26/morocco-­‐poised-­‐to-­‐become-­‐a-­‐solar-­‐superpower-­‐with-­‐launch-­‐of-­‐desert-­‐mega-­‐project